Alors que la question de l’assurance automobile a récemment été critiquée par les associations de consommateurs, l’UFC-Que Choisir s’attaque aujourd’hui à la problématique des pièces vendues par les constructeurs. En effet alors que les compagnies d’assurance bénéficient d’une forme de monopole en matière de distribution d’assurances automobile en raison de l’obligation législative attachée, les constructeurs quant à eux imposent aux revendeurs l’utilisation exclusive de pièces détachées issues de leur fabrication. Or, l’association de consommateurs la plus célèbre de France considère qu’il s’agit de la mise en place d’une situation de monopole injustifiée au regard du Droit de la Concurrence Français Européen. Par voie de conséquence, il appartient à l’Autorité de la Concurrence de se prononcer à propos de cette situation dans la mesure où une étude plus approfondie sur le marché de l’assurance automobile doit être effectuée.
Alors que la France bloque la réglementation européenne libéralisant le marché des pièces détachées automobiles, l’UFC-Que Choisir rend publique aujourd’hui une étude sans appel sur la double peine que le monopole des constructeurs sur ce marché fait subir aux consommateurs. Les prix des pièces détachées de carrosserie ont augmenté de 26% entre 2005 et 2010, alors même que les prix à la consommation n’ont varié durant cette période que de 7,63%. Ce dérapage tarifaire est un des symptômes du monopole des constructeurs sur ce marché. En effet, les constructeurs contrôlent la production et la vente de ces éléments, ce qui expose le consommateur à une double peine : d’une part, comme en témoigne l’évolution des prix, les constructeurs gonflent le prix de leurs pièces, et d’autre part le consommateur est dans l’impossibilité d’utiliser des pièces « alternatives » généralement moins chères. L’étude de l’UFC-Que Choisir quantifie les effets d’une ouverture à la concurrence et permet de constater les économies réalisées par le consommateur de manière directe lorsqu’il effectue lui-même cet achat mais aussi, et surtout, de manière indirecte avec la baisse de sa prime d’assurance automobile.
Les commentaires sont clôturés.