Conduite automobile et appareil à écran

Au regard du tassement incontestable des effets bénéfiques de la politique de répression engagée sous la Présidence de Jacques Chirac avec Nicolas Sarkozy à la tête du Ministère de l’Intérieur, le Comité interministériel de la sécurité routière a pris la décision de l’accroitre encore plus sévèrement. Néanmoins, la notion de sévérité est certainement employée de manière impropre en terme de sécurité routière car le respect absolu des règles en vigueur devrait être une évidence pour tous les usagers de la route. Toutefois à la lumière des rapports annuels établis par les compagnies d’assurance commercialisant des contrats d’assurance, ce n’est malheureusement pas le cas. Or au-delà de la question humaine qui est tout à fait primordiale, il ne faut pas masquer l’intérêt d’une diminution de l’insécurité routière concernant le marché de l’assurance automobile. En effet, les cotisations des contrats d’assurance automobile sont notamment indexées sur l’ampleur des accidents de la route constatées sur le territoire hexagonal.

Par voie de conséquence en réduisant le nombre de sinistres, les automobilistes bénéficieront automatiquement d’une baisse du montant de leur assurance automobile qui a par ailleurs augmenté depuis le début de l’année au terme d’une période de stagnation. Or parmi les comportements qui sont dans le collimateur du Comité interministériel de la sécurité routière, il convient de citer l’utilisation d’un appareil à écran : « Les sanctions pour conduite d’un véhicule avec un appareil à écran en fonctionnement dans le champ de vision du conducteur (autres qu’aide à la conduite et à la navigation type GPS) seront aggravées : retrait de trois points et amende de 1 500 euros (l’amende forfaitaire pour ce type d’infraction est aujourd’hui de 135 euros d’amende et le retrait de deux points). Les contrevenants s’exposeront aussi à la saisie de l’appareil à écran ». Dès lors, il apparaît très clairement que le Gouvernement s’inscrit dans une logique de durcissement afin de relancer la dynamique de sécurité routière.

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